« RENVOYEZ-LA AU PLAIGNANT »

Affaire Apolozan · fraude FEDER (Bilbao / Alicante / UE)

« RENVOYEZ-LA AU PLAIGNANT »

Pour clore cette année-tenaille 2016 — l'exécution en Roumanie d'un côté, l'accusation rebaptisée de l'autre —, Apolozan s'est tourné vers la seule porte qui restait en théorie : la pénale. Le 19 décembre 2016, il dépose une plainte auprès des tribunaux d'Alicante contre les responsables du dossier AEAT, pour la construction de la dette et de la « non-localisation » (A.43).

La réponse du tribunal d'instruction nº 3 tient en trois mots, qui figurent littéralement dans l'ordonnance : « renvoyez-la au plaignant ». Sans aucun acte d'instruction. Sans examiner la série postale. Sans demander le dossier de domicile fiscal qui aurait confirmé ou réfuté la plainte en une après-midi.

Une plainte renvoyée n'est pas une plainte rejetée : c'est une plainte non examinée. La différence importe, car la version institutionnelle de cette affaire dira plus tard que les prétentions du condamné « ont déjà été vues » par les tribunaux. Cette ordonnance prouve le contraire : la première fois qu'un tribunal pouvait regarder le dossier postal d'Alicante, il a choisi de ne pas l'ouvrir.

Ce sera le premier maillon d'une série — quatre plaintes en cinq ans, aucune avec actes d'instruction — que cette Histoire documentera en temps voulu. Le système qui exigeait d'Apolozan d'épuiser les voies légales les fermait, une à une, sans y mettre les pieds.

Le fait cléPlainte du 19-12-2016 devant le tribunal d'instruction d'Alicante contre les responsables du dossier AEAT ; ordonnance en réponse : « renvoyez-la au plaignant », sans actes d'instruction (A.43).
La question qui dérangeComment épuise-t-on les voies de recours internes — exigence de Strasbourg — quand chaque voie est fermée sans que nul n'examine ce qui a été dénoncé ?
La règleLa notitia criminis oblige à vérifier au moins la vraisemblance de ce qui est dénoncé (art. 269 et 308, loi de procédure pénale) ; l'irrecevabilité sans motivation au fond compromet la protection juridictionnelle effective (art. 24 de la Constitution) et le droit à un recours effectif (art. 13, CEDH).
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Dossier de l'affaire EuroFraud · chaque affirmation renvoie à son document (A.X / DOC-XXXX). Matériel à vocation probatoire ; toute personne citée est présumée innocente.