JUGEMENT 21/2019 : HUIT ANS ET DEMI

Affaire Apolozan · fraude FEDER (Bilbao / Alicante / UE)

JUGEMENT 21/2019 : HUIT ANS ET DEMI

Le 5 avril 2019, la première section de l'Audience provinciale de Biscaye a rendu le jugement 21/2019 (A.26) : il condamne Constantin Claudiu Apolozan à un total de huit ans et six mois de prison — trois ans et six mois pour fraude aux subventions en concours avec faux en écritures, et cinq ans pour détournement continu en concours avec faux continu — outre une amende de 400 000 €, des interdictions et une indemnisation de 360 254,11 € au Gouvernement basque. C'est la condamnation pour la fraude dont ce portail a parcouru l'histoire documentaire jalon par jalon.

Un jugement se mesure à ce qu'il pèse et à ce qu'il tait. Celui-ci ne confronte pas les pages registrales qui établissaient l'impossibilité calendaire — la demande de mai au nom de la société née en septembre. Il ne confronte pas les audits officiels ni l'évaluation de 1 778 000 euros que l'administration elle-même a signée et payée. Il ne tire aucune conséquence de la reconnaissance du plaignant au procès — « plus d'investissement réalisé que ce qui a été emporté ». Il n'examine pas le moule Daxserv au regard de ses propres pages bancaires. Et il repose, comme procès-verbal de ce qui s'est passé au procès, sur un enregistrement qui a commencé en retard, a été coupé après la phrase du juge et a reçu l'ordre de ne pas enregistrer l'administration des preuves.

La condamnation est venue, en outre, au terme du chemin que cette Histoire a daté : l'homme est entré dans cette salle précédé d'une notice INTERPOL fabriquée sur une non-localisation que son propre rapport d'arrestation réfutait, après vingt-huit jours de détention provisoire ordonnée par le même tribunal qui l'a condamné.

Avec le jugement 21/2019, le procès s'achève, mais non l'histoire. Autre chose commence : la fermeture en chaîne de toutes les voies de révision — cassation, recours d'amparo, plaintes, nullités — qui occuperont les jalons à venir. Et là commence aussi l'étape où chacune des pièces ici tues reviendra, une à une, avec un rapport d'expertise, avec une transcription et avec un numéro de page.

Une note qui relève du dispositif lui-même : dans sa formulation littérale, la première peine est prononcée comme « trois ans et six de prison » — le mot « mois » n'y figure pas. La peine principale du premier délit a été rédigée de façon incomplète dans le prononcé clôturant la procédure. Dans un dossier où le procès-verbal audiovisuel comporte des coupures et où la preuve à décharge n'a pas été pesée, même le dispositif confirme le standard de rigueur avec lequel la vie d'un homme a été décidée.

Le fait cléJugement 21/2019, du 5-4-2019, première section de l'Audience provinciale de Biscaye (A.26 ; dispositif p. 24) : huit ans et six mois de prison au total — trois ans et six mois pour fraude aux subventions en concours avec faux, et cinq ans pour détournement continu en concours avec faux continu — outre une amende de 400 000 €, une amende de dix mois et quinze jours à 6 €/jour, des interdictions et une indemnisation de 360 254,11 € au Gouvernement basque. Sans peser les pages registrales, les audits officiels, la reconnaissance du plaignant ni la propriété documentée de Daxserv.
La question qui dérangeUne condamnation de huit ans et demi peut-elle tenir quand chacun de ses piliers — l'investissement « inexistant », le « fugitif », les factures « de l'accusé » — est réfuté par des documents du dossier lui-même, et que même la première peine du dispositif est rédigée sans le mot « mois » ?
La règleLa présomption d'innocence exige des preuves à charge valables, rationnellement appréciées et motivées (art. 24.2 de la Constitution ; art. 741 loi de procédure pénale ; art. 120.3 de la Constitution) ; une condamnation qui omet une preuve à décharge essentielle est révisable en cassation, en amparo et à Strasbourg (art. 6, CEDH).
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Dossier de l'affaire EuroFraud · chaque affirmation renvoie à son document (A.X / DOC-XXXX). Matériel à vocation probatoire ; toute personne citée est présumée innocente.