LES TÉMOINS QUI N'ONT PAS PU VENIR : 40 000 + 40 000

Affaire Apolozan · fraude FEDER (Bilbao / Alicante / UE)

LES TÉMOINS QUI N'ONT PAS PU VENIR : 40 000 + 40 000

Deux témoignages enregistrés attendaient le tribunal. Ce n'étaient pas des témoins quelconques : c'étaient les deux personnes qui pouvaient expliquer, de l'intérieur, comment fonctionnait la méthode.

Rasim Metin, titulaire formel de la société Daxserv, a laissé sa déposition enregistrée pour le procès, ne pouvant s'absenter de son travail en Allemagne (A.39.1 ; transcrite intégralement dans ce portail, dans son roumain original et en espagnol). Son récit, à la première personne : la société à son nom « a été montée pour moi par Fernando, avec son siège chez lui » ; il ne l'a jamais gérée — « Fernando et Candy l'utilisaient » ; il a retiré de l'argent à deux reprises et remis 40 000 euros à Fernando et 40 000 à Candy, Apolozan étant témoin de la première remise ; et ils facturaient avec sa société « sans mon consentement et à mon insu ».

Ionut Matoiu, qui a bien témoigné dans la procédure, a laissé ensuite enregistrée la pièce que nul ne lui a demandée dans la salle (A.39.2) : qu'au printemps 2014, Metin lui a personnellement parlé des remises d'argent à Fernando et Candy. Corroboration indépendante, avec une date.

Lisez ce que décrivent ces témoignages : une société montée au nom d'un étranger, gérée de fait par les plaignants, facturant sans le consentement de son titulaire, avec de l'argent sortant en espèces vers Carcedo et Iriarte. C'est — point par point — le même mécanisme que cette Histoire a documenté avec International Technology Corp Soft. La méthode avait un second cas, raconté par sa propre victime. Le tribunal qui a condamné Apolozan pour cette méthode prétendument appliquée par lui… avait à sa disposition l'autre homme à qui elle a été appliquée.

Le fait cléTémoignage enregistré de Metin (A.39.1, transcrit) : société à son nom montée par Carcedo, avec siège chez lui, gérée par Carcedo et Iriarte, facturant sans consentement ; remises de 40 000 € à chacun. Corroboration par Matoiu (A.39.2) : Metin le lui a dit au printemps 2014.
La question qui dérangeSi le même moule social avait une seconde victime disposée à le raconter, pourquoi son récit n'apparaît-il apprécié dans aucune décision de l'affaire ?
La règleLe tribunal doit apprécier les preuves à décharge disponibles et motiver leur rejet (art. 24.2 de la Constitution ; art. 120.3 de la Constitution) ; le droit d'interroger les témoins à décharge dans les mêmes conditions est une garantie expresse (art. 6.3.d, CEDH).
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Dossier de l'affaire EuroFraud · chaque affirmation renvoie à son document (A.X / DOC-XXXX). Matériel à vocation probatoire ; toute personne citée est présumée innocente.