LE GOUVERNEMENT BASQUE DEMANDE LE MANDAT D'ARRÊT EUROPÉEN

Affaire Apolozan · fraude FEDER (Bilbao / Alicante / UE)

LE GOUVERNEMENT BASQUE DEMANDE LE MANDAT D'ARRÊT EUROPÉEN

Sept jours après la décision, le 30 octobre 2018, un mémoire entre dans le dossier qui le définit mieux que tout autre papier de sa phase finale : l'accusation exercée au nom du Gouvernement basque demande formellement « un mandat d'arrêt national et un mandat d'arrêt européen » contre Apolozan (DOC-0145, pp. 91-98, où il apparaît en double ; signé par l'avocat de son service juridique).

Que le lecteur s'arrête sur qui demandait quoi. L'administration qui a instruit la demande sans pouvoirs, qui a certifié 1 778 000 euros puis les a déclarés nuls, qui a ouvert la non-conformité dans la quinzaine synchronisée de novembre 2013, qui a publié dans son journal officiel ce que ses archives réfutaient — cette même administration demandait désormais l'arrestation européenne de l'homme qui l'avait dénoncée (A.12) et qui maintenait contre elle une prétention de fond sur le GAUZATU.

Ce n'était pas une partie neutre cherchant une assistance judiciaire : c'était la partie dénoncée demandant l'arrestation de son dénonciateur, à la veille du procès où les deux récits devaient être confrontés. Le mandat d'arrêt européen — un instrument conçu pour les terroristes et les criminels en fuite — était demandé contre un constructeur dont l'adresse était certifiée par le fisc et sans un seul acte prouvant une quelconque recherche.

L'instrument le plus sévère de la coopération judiciaire européenne, demandé par la partie la plus intéressée à ce que l'accusé arrive au procès en « fugitif ». Cela aussi a été écrit, signé et déposé.

Le fait cléMémoire du 30-10-2018, au nom du Gouvernement basque, demandant « un mandat d'arrêt national et un mandat d'arrêt européen » (DOC-0145, pp. 91-98, en double), contre l'homme qui l'avait dénoncée (A.12) — l'adresse du recherché figurant dans les registres fiscaux cette même année (DOC-0226).
La question qui dérangeL'administration dénoncée par un citoyen peut-elle demander son arrestation européenne — à la veille du procès qui les oppose — et continuer de se dire accusatrice impartiale ?
La règleLe mandat d'arrêt européen exige les conditions de nécessité et de proportionnalité (art. 37 et 39, loi 23/2014) ; l'instrumentalisation de l'arrestation par une partie intéressée engage les art. 167 et 530 du Code pénal et l'art. 5 CEDH (qualifications à l'appréciation des tribunaux).
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Dossier de l'affaire EuroFraud · chaque affirmation renvoie à son document (A.X / DOC-XXXX). Matériel à vocation probatoire ; toute personne citée est présumée innocente.