VINGT-QUATRE HEURES PLUS TARD, 80 %
Affaire Apolozan · fraude FEDER (Bilbao / Alicante / UE)
Entre la demande de l'argent et l'entrée d'Apolozan dans la société, il s'est écoulé exactement un jour.
Le 16 mai 2012, Carcedo et Iriarte lui vendent 80 % des actions d'Iriarte Grupo Lanzarote S.A. (A.2). Ils le lui présentent comme une exigence du programme : pour prétendre à l'aide, il fallait une société anonyme solvable, et il devait en être l'actionnaire majoritaire. Ils lui garantissent un capital de 60 000 euros et une situation régulière.
Le registre raconte une autre histoire. La société n'était même pas immatriculée lorsqu'ils lui en ont vendu la majorité : son inscription registrale est datée du 12 juin (A.3), presque un mois après la vente. Et le capital de garantie qu'ils lui assuraient ne survivra pas à la première vérification sérieuse — la propre documentation de l'affaire le réfute.
L'architecture mise en place en ces 48 heures de mai mérite d'être regardée lentement, car c'est le plan de tout le reste : l'homme qui apporte le seul actif réel —le logiciel— devient aussi l'actionnaire majoritaire formel de la structure. Celui qui gère l'argent et celui qui en répond cessent d'être la même personne. Les avantages restent d'un côté de la table ; les responsabilités, de l'autre.
Dossier de l'affaire EuroFraud · chaque affirmation renvoie à son document (A.X / DOC-XXXX). Matériel à vocation probatoire ; toute personne citée est présumée innocente.