Dommage causé en Roumanie - Le projet de 630 logements détruit par la saisie
Affaire Apolozan · fraude FEDER (Bilbao / Alicante / UE)
Le projet, dans ses propres chiffres
Étude de faisabilité — Vente de parcelle pour la construction de 630 logements et locaux en Roumanie.
— Couverture de l'étude, 20 octobre 2010 (A.67, p. 1 ; original dans A.41, p. 54)
- Parcelle : 30 000 m² à Medgidia, évaluée à 6 900 000 euros selon l'étude incorporée au dossier de saisie lui-même.
- Aménagement projeté : 630 logements, locaux et parkings ; ventes attendues de 43,8 millions d'euros à des prix moyens de 700 €/m².
- Date : octobre 2010 — antérieure aux travaux de Sopelana, à GAUZATU et à toute action de l'affaire. L'actif existait avant tout reproche.
Ce qui s'est abattu sur lui
- Exécution du 4-8-2016 pour 178 000 euros (A.41) — le terrain principal seul vaut, selon l'étude du dossier lui-même, 39 fois la dette exécutée.
- La saisie a atteint 21 biens (A.41), non la portion proportionnelle qu'exige l'article 169.1 de la loi générale des impôts.
- La dette d'origine est consignée comme bâtie sur des notifications qui n'ont pas atteint l'intéressé (A.50, A.59) et en comptant les revenus des travaux sans leurs coûts (A.49).
Le dommage qui s'accumule
Une saisie n'est pas une photographie : c'est un robinet ouvert. Chaque année d'immobilisation ajoute des intérêts sur une dette contestée, maintient un aménagement évalué paralysé, consume la durée de vie utile des licences et des projets, et transforme le manque à gagner en dommage consolidé. Les voies de révision qui auraient dû fermer ce robinet ont été résolues tardivement (27 mois pour une nullité de 6, A.59) ou n'ont pas été résolues — et le silence administratif n'arrête pas le dommage : il le capitalise.
Y a-t-il une explication ordinaire ?
Un excès conservatoire prudent ? La loi l'écarte : la saisie doit être proportionnée à la dette (article 169.1 de la loi générale des impôts) et la propriété est protégée contre une exécution disproportionnée (article 1, Protocole 1, CEDH). Une dette définitive qui justifierait la fermeté ? Son circuit de notification est celui documenté dans A.50 et A.59. Ce qui reste, les deux écartés, c'est une exécution 39 fois supérieure à ce qui est réclamé, soutenue dans le temps par des procédures qui n'examinent pas ce qu'elles ont sous les yeux — le moule exact de la responsabilité patrimoniale de l'État (articles 32 et suiv., loi 40/2015). Vérifiez-le par vous-même : ouvrez l'étude (A.67), repérez l'évaluation de la parcelle et la date de couverture — 20 octobre 2010 — et comparez-les à la dette et à la date de la saisie (A.41). Les quatre chiffres tiennent sur une serviette. La disproportion, non.
Preuve documentaire · A.67 · 20 octobre 2010 · Préjudices et quantification du dommage
Dossier de l'affaire EuroFraud · chaque affirmation renvoie à son document (A.X / DOC-XXXX). Matériel à vocation probatoire ; toute personne citée est présumée innocente.